Ce n'est pas un énième article technique mais simplement une expérience vécue, une des réponses à «pourquoi GNU-Linux ?» Si vous vous êtes jamais posé ce genre de question ou pensez jamais le faire, vous pouvez retourner à votre Hideux Logiciel Microsoftien.
Au premier jour était ...
C'était en dix neuf cent... Avant était surtout
GNU-Linux
découvert dans la littérature informatique avec les
premiers CDs de distributions «Kéops
» et «Redhat».
Passé le choc de l'adaptation à l'inconnu et surtout
le temps passé à le faire, cela débouche sur
l'utilisation de «Mandrake».
C'était la première distribution que mon incompétance me
permettait d'utiliser tous les jours.
Passer de Machinsoft à «GNU-Linux
», c'était carrément réapprendre
à zéro. Eh bien ce n'était pas fini !
Les agacements face aux travers de la «Mandrake
» n'ont fait qu'aviver mon intérêt pour
la philosophie des concepteurs de «Debian».
Mais, en matière d'informatique, la philosophie, comme la
dialectique ne peut casser des briques, n'est d'aucun secours pour le maniement
de son ordinateur.
Ma première expérience fut avec la version 2.1. Glup ! Qu'est
ce qu'on fait de ça ! C'était pas le retour à
zéro, on se les caillait à moins vingt. Ce qui
m'avait décidé à franchir le pas, c'était la
souris folle sous «Mandrake» que
je n'arrivais à assagir. La souris enfin fonctionnait, mais rien
d'autre. Pas d'interface graphique X, démarrage uniquement par
disquette, incapacité d'installer plus que la base du système.
Je n'étais pas vraiment fier. J'ai même renoncé
temporairement à «Debian».
Ah, les amours déçues !
Là on est allé vivre notre vie chacun séparément.
On ne se serait peut-être pas revu malgré le désir tenace
qui nous tenaillait (surtout moi). Elle est revenue un jour sous de nouveaux
habits. Elle était à la devanture de
Linux GNU Hurd
magazine France (Ouf !). Et bien sûr, mon dédain feint n'était
que carapace qui vola en éclat. La Mathilde de Brel avait
moins de pouvoir que la patate.
On était revenu à une relation apaisée. Je crois que c'est ce qui séduit bon nombre d'entre nous, utilisateurs de Gnu-«Linux», cette possibilité à chaque fois renouvelée de repartir à zéro. L'humilité obligée que cela sous-entend. Rien n'est acquis et tout est toujours à apprendre.
Si vous êtes attiré par l'idée de passer à autre chose comme «Debian» ou plus largement «Linux» et que vous pensez trouver enfin l'outil magique, en gros un «ZindoZs» qui ne planterait pas, vous allez vers d'amères déceptions. Je suis désolé de vous ramener à la dure réalité.
<MORALE>
Rien ne s'obtient sans effort
</MORALE>
On peut passer sa vie sans quitter la route, sans prendre le temps de
s'arrêter pour découvrir un coin de rue, une clairière,
une plage. On peut penser que l'informatique se résume à
word «Et il y a Word ?» Non, HEUREUSEMENT
, il n'y a pas Word !!! On peut penser
aussi que la seule motivation de Bill Gates est la
philanthropie. Si c'est ce que vous pensez, surtout ne changez rien. Il en va
de la cohésion sociale et de l'ordre établi. On ne va pas
maintenant s'emmerder avec une révolution.
Si, malgré tout, il vous reste un peu de sens critique, quelque chose
de ce que l'on pourrait assimiler à de la vie, Foncez !
Suite Je sors un peu de ma torpeur pour rajouter quelques mots à ce que j'avais écrit il y a ...Ma bonne dame, que le temps passe, et, il a quel âge déjà ? Mais il est grand maintenant. C'est un vrai petit site. Etc.
Debian a quand même évolué et, quand on parle de Potato c'est avec un sanglot dans la voix et la nostalgie à l'âme. Sarge que nous attendons d'un moment à l'autre nous fait rentrer dans lÈre moderne de plein pieds. Le seul problême chez Debian, est la durée très variable d'un moment qui va de la seconde à l'année.
Mais je persiste à dire que cette maturation lente nous permet de ne pas tomber dans cette folle fuite en avant qui pousse certains à utiliser même ce qui n'existe pas encore. Cela permet aussi de rendre compte que la plus grosse évolution qui concerne les malheureux devant leur écran, c'est l'apparition des versions de Linux sur CDrom qui n'ont pas besoin d'être installées sur le PC. Ces versions tournent uniquement en mémoire et permettent à n'importe qui possédant un PC pas trop ancien, de tester Linux. La plus connue étant Knoppix.
Mais le plus gros apport de ces distributions, c'est la possibilité de trouver la véritable identité des composants de sa machine et, par avance, quels ont les bonnes configurations et pilotes. Les longues séances de recherches sur Google pour des composants exotiques sont de moins en moins nécessaires.
Knoppix, aujourd'hui (6 juillet 2007) s'est parfois endormi, mais on trouve à peu près toutes les distributions sous la forme CD sans installation. On peut pour une majorité de configurations d'ordinateurs, tester sa future distribution sans rien toucher à son disque dur.
Je continue d'utiliser Debian avec sa version de développement Sid. Je suis sûr qu'à peu près tout le monde peut l'utiliser. J'en arrive bien souvent à avoir des périphériques plus faciles à installer et à utiliser sous Linux que sous Windows. J'ai par exemple une carte TV qui fonctionne bien mieux avec Debian qu'avec Vista. Alors qu'elle n'est vendue qu'avec les pilotes pour Windows...
Mais nom de Dieu, pourquoi continuez vous à utiliser des OS propriétaires, Mac compris ?
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